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 Rentrée.

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Honjo Taka
WR #10 || "L'Empereur des Cieux."
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MessageSujet: Rentrée.   Jeu 1 Oct - 18:11

Il y a de ces matins. De ces matins brumeux, lourds, opaques, qui font d’un monde un ensemble plus essentiel que lui-même. De ces matins là, nous ne sommes que statues, figures immobiles devant un néant concret, le visage tout aussi inexpressif qu’un masque de bois brut. Ces matins là flottent, dans un remous léger, vague de poussière suspendue au vide des songes. Il est difficile de saisir le sens et l’essence d’une matinée pareille, célébrée par l’aurore céleste, ses trompettes élevées en rayons de lumières dans un bouquet d’apothéose. Tous les matins du monde méritent d’être vu, êtres éphémères et uniques qui souvent dans un soupir s’évanouissent pour ne le laisser que l’étrangeté de la vie.
Devant ce matin-là, il ne peut lancer qu’un regard sans vie, car rempli de bien trop de choses. Il fixe la vanité des nuages qui tournent et se retournent pour grossir, se construisant des arabesques arrondies dans un tumulte ridicule et dénué d’intérêt. Il y a quelque chose de plus essentiel derrière, quelque chose qui l’attire, l’appelle et qui, sans cesse par ce messager malicieux qu’est le vent, lui envoie ses murmures brûlants qui le charment et le troublent. Le ciel. Le ciel l’invite. Peut-on fouler cet azur, ce rien composé d’un tout ? Est-il permis d’y résider ? Taka lorgne de ses yeux froids l’immensité céleste, y cherchant sur le bord d’un fil de lumière son palais, là où parfois lui aussi brille, scintille et éclate dans un fourmillement d’éclairs multicolores. Le ciel est sa conquête, il en est l’Empereur.
Quand le volet électrique finit enfin son ascension dans un cliquetis quasi inaudible, libérant la chambre du Receveur de toute obscurité, Taka s’anime enfin et déboutonne doucement le col de son pyjama en velours noir. Il enfile un tee-shirt bleu marine très serré, dont les motifs bariolés et stylisés par un designer inventif ornent majestueusement son torse par la représentation à demi effacée d’un laurier d’or. Il s’engouffre dans son jean délavé auquel il enjoint une large ceinture de cuir noir troué de tout son long par des orifices métalliques. Il jette un rapide coup d’œil au miroir pour juger du résultat, il analyse un instant son reflet et saisit sur sa commode basse un élastique à cheveu qu’il s’empresse de nouer dans sa chevelure blanche et pure. Le détail de la queue de cheval le satisfait et il ouvre la porte de sa chambre pour descendre l’imposant escalier de verre qui mène fièrement au salon moderne de sa maison. Il s’assit délicatement sur le canapé moelleux en face duquel, sur une table basse de bois très sombre aux courbes très épurées, gît la carcasse chaude du journal d’aujourd’hui. Il en saisît le papier craquant et sans un coup d’œil à la Une, fait défiler les pages du bout de ses longs et fins doigts pour arriver à la rubrique économique, qui l’intéresse tout particulièrement. Ses yeux dansent dans une valse rythmé et envolé, il dévore ces quelques lignes ennuyeuses avec une avidité mordante : L’évolution de la bourse le préoccupe. Il lui faut incessamment prendre connaissance de ces résultats à vif, car s’il veut obtenir sa licence d’économie, il doit y mettre tout son sérieux.
La lecture s’achève pieusement et le quotidien est replié avec soin sur lui-même pour retrouver sa place originale. Le Receveur se lève et se dirige vers l’entrée, faisant traîner ses pas sans le plus petit bruissement de semelle, se retrouvant ainsi et bien vite devant la gargantuesque porte en chêne massif : sa couleur chaude et ces rainures sempiternelles l’ont toujours fasciné, un chef d’œuvre de bois bariolé par la nature même, cela ne se voit pas si souvent que cela. La nature est le plus grand des artistes et à ce titre doit être louée. Sur sa droite, sans qu’il n’y jette le moindre regard, se trouve une table très petite, haute et rectangulaire qui trône plaquée sur le côté du mur. L’entrée est étroite, la table, aussi chétive soit-elle, y impose son règne déloyal et s’approprie le peu d’espace qu’il y ait. Sur elle repose une immense assiette à soupe de l’ère d’Edo, en porcelaine et dont les motifs vert-émeraudes gardant leur intensité d’antan. Il y plonge sa main quelques secondes et la retire bien vite comme le cliquetis suraiguë retentit au bout de ses doigts, lui indiquant qu’il s’est saisi des bonnes clés. Il ouvre la porte. La lumière éblouissante sonne sa charge divine dans le galop de sa pureté et vainc instantanément l’obscurité qui pouvait persister dans ce couloir resserré. L’iris surchauffée de Taka ne répond plus de rien, et n’affiche désormais qu’un flash éternel qui se moue devant ses yeux et auquel s’ajoute, au fur et à mesure, l’éclatement de millier de points de couleurs. Le jaune, le rose, le mauve, le turquoise apparaissent pour disparaître aussitôt, comme les halos réguliers des gouttes à la surface de l’eau. Puis d’un coup un seul, les formes, toute l’étendue des couleurs, l’espace, se reforment à sa rétine pour lui recomposer le spectacle de la réalité. L’effet de contre jour l’a éblouit, le soleil lui a offert un de ses plus beau cadeau : la perspective de voir autre chose.
Le pouce appuie sur le bouton da sa clé : le claquement significatif de l’ouverture des portières et le clignotement des phares et des feux de détresse l’informe qu’il peut pénétrer dans sa voiture coupé sport, une Audi noire. Un cadeau de son père pour ses 18 ans. Taka a beau être une personne qui n’aime pas afficher la richesse de sa famille, il n’hésite cependant pas à prendre le plus souvent possible sa voiture. Sa conduite, son confort, ses accessoires internes sont tels qu’il a l’impression de voyager à chacune de ses escapades sur le bitume. Et aujourd’hui premier jour des classes universitaires ne dérogera pas à la règle, il ira à bord de son bolide, cheveux au vent et lunettes de soleil, se moquant bien du cliché qu’il inspirera. Il insère la partie métallique de la clé dans l’orifice argenté et d’un coup de poignet serein fait vrombir le moteur puissant.
Un quart d’heure plus tard, très précisément, il s’arrête devant une maison cossue des beaux quartiers et fait rugir par trois fois son klaxon, transmettant ainsi l’écho d’un son long et puissant mais aussi rugueux et quasi grotesque. La porte blanche de l’habitation s’ouvre brusquement et une silhouette imposante, noire et confuse, animée par une vitesse destructrice se dirige vers lui, dans un souffle inquiétant. Cette sorte de bête terrible et démoniaque saute la balustrade et atterrit sur le siège passager, faisant vibrer durement le châssis de son véhicule.

- Bonjour Yamato.
- Hello Taka !

Le bolide s’élance, tel un fauve, crissant de ses pattes acérées le goudron moelleux. Le paysage ne devient alors qu’un défilé incompréhensible de couleurs, peintures contemporaines mues par le désir de retranscrire un monde qui avance trop vite et se perd dans le flou de ses technologies. La route est avalée rapidement et leur destination s’ouvre bien vite à leurs yeux.
L’édifice majestueux de l’université Saikyou apparaît enfin, et la voiture ralentit dans un murmure, s’engageant dans le parking de l’établissement où Taka et son ami laissent là sa conduite sauvage et prenante. Il descendent et fixent en silence l’Université qu’ils n’ont pas vu depuis deux mois. Yamato pousse un soupir et se tourne vers son acolyte, affichant un large sourire :

- C’est reparti pour une année. Tu penses qu’on remportera le Rice Bowl ?
- Je le pense, oui.
- Malgré le fait que Sena et Monta aient rejoint Enma ?
- Monta…à Enma. Ce sera intéressant. Hiruma-san sera sûrement très impliqué contre cette équipe.
- Sans nul doute ! Je l’entends déjà s’esclaffer de plaisir !


Monta. Son rival. Un sourire étire légèrement la commissure de ses lèvres. Il est le seul qui soit digne d’intérêt dans le monde de la réception, son instinct et sa vision des choses en font un adversaire qu’il faut prendre le plus sérieusement du monde.
Leurs jambes s’actionnent d’un coup et ils passent le portail de fer. Un vent de tumulte se dégage de la cour principale, et les pétales délicats des cerisiers, ont leur danse circulaire qui au gré du vent s’étend. Leur rose déchaîne les passions, les amours, et leur pouvoir sur l’Homme laisse perplexe. Seul le ballet de ces pétales peut inspirer chez une personne l’amour pour une autre, c’est une sorte d’aphrodisiaque visuel très efficace et Taka lui-même, si froid et fermé, se laisse à cette troublante vision aller à des élans de sympathie.
Les panneaux d’affichage qui crachent les résultats sont pris d’assaut, il s’agit de savoir si l’on a réussit les partiels pour les anciens ou si on est accepté par l’Université pour les nouveaux. Taka et ses yeux d’aigle, percent à travers la foule pour lire chacune des petites lignes de prénoms du gigantesque tableau.


- C’est bon. On est reçu.

Yamato lui tape vigoureusement l’épaule et les deux amis s’éloignent. Il y a une déflagration soudaine, retentissante, puis un nuage de fumée énorme se forme dans un coin de la cour. Taka plisse un moment les yeux et aperçoit un projectile lancé à pleine vitesse en sa direction. Il l’intercepte calmement de sa main droite ; avant que celui-ci ne puisse toucher son torse.

- C’est quoi ?

Le Receveur ne répond par rien d’autre qu’un sourire et tend le mystérieux objet à Yamato : Un mini ballon de Foot Us où l’on peut voir briller un large « YA-HAAA ! » enjoint à une inscription, plus petite et argentée qui scande fièrement : « Les Iron Bats vont tout écraser ! »
Une silhouette fine et élancée se dégage peu à peu de la fumée, les cheveux coiffés en pics, tel un Super Sayen. Contre son épaule repose un bazooka massif gris avec le logo effrayant d’un petit démon en métal qui ouvre sa gueule acérée de couteaux tranchants. Un sourire inquiétant apparaît sur la face de l’homme blond qui leur fait face. Comme ils lui rendent un sourire amusé, ce dernier lève l’index droit et crie de toutes ses forces :


-Kékékékéké ! EN ROUTE POUR LE RICE BOWL !!!!
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Ikkyu Hosakawa
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MessageSujet: Re: Rentrée.   Sam 10 Oct - 16:19

- Je suis diablement en retaaaard! Hurla Ikkyu, enfilant sa sweat en vitesse tout en ramassant son sac de cours.

Il sautilla en mettant ses chaussures et il déboula les escaliers pour arriver dans le salon où il dérapa devant ses parents qui prenaient le café tranquillement en lisant le journal. Son père releva à peine la tête pour constater ce brouhaha matinal mais sa mère se leva d'un bond, renversant son café sur le tapis hors de prix. Elle regarda son fils de haut en bas et elle se précipita vers lui pour l'embrasser.


- Aujourd'hui est un grand jour hein Ikkyu? Regardes tes cheveux, totalement dressés : coiffes toi un peu, on dirait un balais.
- Maman! Laisse-moi, mais... Laisse-mooooiii!

Il se dépêtra de l'étreinte de sa mère et il fila à la cuisine pour dérober quelques cookies avant de s'éclipser, sa mère marmonnant encore dans le salon par rapport à ses cheveux. Il ferma la porte devant lui et il regarda le ciel. De gros nuages gris flottaient mollement dans les cieux, lâchant tout de même leurs trombes d'eau sur les pauvres gens allant à l'université par exemple.
Il releva sa capuche, fourra ses mains dans les poches de devant et il s'élança sous la pluie battante, direction la station de métro la plus proche, à deux rues de là.
Ikkyu habitait encore chez ses parents pour le moment, il avait réservé un studio presque en face de l'université de Saikyou. Vivre ses parents était pour lui un manque de liberté total. Il ne pouvait pas vivre sa vie d'adulte selon ses envies. Alors il avait utilisé la bourse scolaire de Saikyou pour louer cet appartement.
Mais pour le moment, il devait marcher jusqu'à cette station de métro, sous la pluie... Ikkyu ne détestait pas la pluie à proprement parler mais c'était un jour spécial.

Il regardait par terre en marchant, la musique favorisant son flux de pensées. Un jour spécial, oui... Depuis la fin du lycée, l'humeur d'Ikkyu s'était quelque peu détériorée.. Il s'était constitué un réseau d'amis solide parmi les joueurs des autres équipes et ses propres coéquipiers, surtouot après la coupe du monde. Mais maintenant, tous prenaient un chemin différent... Se retrouverait-il seul? Il paraît qu'Agon avait aussi décidé d'aller à Saikyou, surement pour autre chose que pour les études.
Ikkyu dépassa un magasin de jeux vidéos sans s'arrêter. La ville était vraiment très sombre lorsqu'il pleuvait. Les couleurs semblaient disparaître en même temps que les flaques dans les caniveaux, offrant un spectacle en noir et blanc.
Il descendît les marches menant aux quais, composta son billet et pénétra dans la rame. Il se cala contre une vitre entre un homme d'affaire et un jeune collégien. En face de lui se trouvait une magnifique jeune femme, brune aux yeux verts.
Instinctivement, Ikkyu rougît et détourna les yeux, réflexe dû à son pensionnat dans un lycée pour garçon. 20 minutes plus tard, Ikkyu passa les portes de Saikyou en direction du bâtiment principal pour chercher son emploi du temps. La rentrée à l'université avait attiré énormément de monde, des étudiants bien entendu, mais aussi des clubs à la recherche de nouveaux membres. C'est ainsi que des affiches et des stands de tous les sports, associations, et groupes possibles: le hockey, le base-ball, le soccer, tous les sports sans exception.
Il continua de marcher tête baissée lorsqu'il arriva en face de deux hommes d'une taille imposante, 'un, grand et fin, les cheveux d'un blond parfait attachés en queue de cheval flottant délicatement derrière lui, l'autre, un peu plus petit était beaucoup plus costaud, plus large d'épaule.
La pluie avait cessée, il retira alors sa capuche et dévoila son visage aux deux étudiants.
-Taka, Yamato.
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